Bourgeois, Louise
Louise Bourgeois sculpte, créé des installations, travaille le vêtement, s’adonne au dessin et à la gravure. Née française, elle est une véritable star du monde artistique aux Etats-Unis. Son registre est global, de la figuration à l’abstraction. La sculpture est son médium de prédilection depuis le début des années 50. Les thèmes qu’elle aborde s’enchevêtrent sur le plan chronologique, de même que ses thématiques, humoristiques parfois, dérangeantes toujours, comme la spirale ou l’araignée. La spirale est associée par Louise Bourgeois aux asticots : « Cela semble un sujet très négatif. Mais pas du tout. En fait, si j’étais croyante, je dirais qu’il s’agit du thème de la résurrection. Cela signifie que bien que les choses soient difficiles, il y a toujours de l’espoir si vous avez foi en l’asticot. Quelque chose s’est décomposé, et c’est de cette décomposition que l’espoir renaît. ». Louise Bourgeois naît à Paris. Fernand Léger la repère et voit en elle une sculptrice plutôt qu’une peintre. En 1938, elle s’installe à New York. C’est au milieu des années quarante qu’elle commence à sculpter, travaillant le bois, l’argile, la cire, le latex et le tissu... Elle exerce une grande influence sur le monde de la sculpture, notamment chez les femmes. Bientôt nonagénaire, elle revient sans cesse sur son passé intime : « Toute mon œuvre depuis les cinquante dernières années, tous les sujets qui m’ont inspirée proviennent de mon enfance. » Paradoxalement, on n’a commencé à la reconnaître qu’à la fin des années 70. Sa première exposition personnelle à Paris n’eut lieu, qu’en 1985. Accélération : entre 1995 et 1998 quelque quarante-cinq expositions personnelles lui ont été consacrées. » Sandrine Malineau, « Couleurs Bourgeois », Art Actuel, n°6, 2000.